C'est pas bon pour moi de rester enfermée. Je viens de le réaliser.
Ca fait mal de retomber dans la réalité quand tu passes plus d'une journée à rêver que la vie -ta vie- c'est pas ça, c'est pas un putain, une saloperie de rêve.
Ca fait mal de se dire qu'on peut pas tout changer. T'es là, t'écoutes de la musique, tu te fais un bon film, tu lis un livre, tu regardes des photos, tu t'imagines un monde parallèle dans lequel tu voudrais vivre à tout prix. Un jour tu t'y sens bien, tellement bien que tu en oublies celui dans lequel tu vis vraiment. Puis au bout d'un moment, un long moment de solitude et de bien-être, tu entends une voix qui te crie au loin: "Camille, ça va? Je ne t'entends plus, tu veux manger quoi ce soir?". C'est à ce moment que tu t'écrases la gueule à terre, tu viens de te rendre compte que ce monde dans lequel tu vis réellement (voire juste corporellement) n'a pas disparu, il est toujours là à te rappeler à l'ordre quand tu es monté si loin là haut, trop loin là haut. Il te dit gentiment, tout bas au creux de l'oreille que la béatitude n'existe pas. Elle n'existe pas sur terre, juste dans tes rêves, dans ton esprit, celui qui te torturera aussi longtemps que tu vivras.
Si vous voulez mon avis (bien qu'on n'en ait rien à foutre): il est absolument impossible de faire une estimation du nombre de fans d'Indochine qui existent sur le net ou ailleurs.




